Pourquoi Le BigData fascine-t-il autant ?

Quand on parle de BIG DATA, incontestablement, nos yeux brillent, nos neurones se donnent la main, et se connectent, pour entrer dans la danse de cette nouvelle technologie si prometteuse.

Bien que cette technologie existe depuis maintenant 10 ans pour répondre aux problèmes de valorisation de l’information massive, nous n’avons aujourd’hui en Nov. 2015 en France, qu’un spectre relatif d’usage concret.

En janvier 2013, Dan Ariely écrivait dans FB, « Big data is like teenage sex: everyone talks about it, nobody really knows how to do it, everyone thinks everyone else is doing it, so everyone claims they are doing it… » Heureusement en France, nous sommes décidés et très motivé pour perdre notre pucelage. Nos amis américains, comme toujours sont les précurseurs, et fidèles à leur devise « Just do it », ils se lancent. Ce n’est pas parfait au premier coup, mais c’est pas grave, on sera meilleur la prochaine fois. A la différence, nous français, nous voulons que la nuit de noce soit parfaite, alors on prend le temps de la réflexion et de la préparation avant de se lancer, en lisant au passage les expériences plus ou moins réussites des autres. Cette différence fondamentale se vérifie dans la mise en œuvre de nos processus, et de notre gouvernance, etc.. Heureusement cette état d’esprit bien qu’ayant aussi des avantages, tend vers plus de flexibilité et d’agilité, afin de gouter plus rapidement au fruit convoité, et de profiter de ces retombées. La vie est trop courte…

Flexibilité, Agilité, hier, mais tout va très vite et aujourd’hui, c’est Volume, Variété, Vitesse. La belle n’attend plus, Elle a beaucoup à donner à ceux qui la mérite, et ces charmes sont innombrables et multi formes.

Plus sérieusement, La technologie Big Data fascine car elle est simple, basée sur le parallélisme de stockage (CAP) et d’exécution (Programmation distribuée), pas chère à mettre en œuvre, sur des serveur basics et pleine de promesse business. Elle est boostée par le pragmatisme des formats de données élémentaires (listes, documents, colonnes), quitte à opérer quelques entorses à la sacro-sainte ACIDité pour plus de disponibilité, pourvu qu’on assèche le lac de données en temps fini. Elle permet de transformer un temps d’analyse, exponentiel en un temps d’analyse linéaire. Ainsi, les phénomènes traditionnellement appréhendés par de l’échantillonnage statistique, trouvent maintenant un écho puissant et pas cher avec le Big Data, sur un spectre de donnée beaucoup plus grand, et dont la récolte promet des investigations futures encore inconnues. Notre médaille Field, Cédric Villani, nous rappelle aussi, que mathématicien est le meilleur métier du monde.

Le prédictif, comme dans une boule de Cristal ? Ça aussi ça passionne autant que ça effraie. Un des exemples les plus incroyables en terme de prévision et l’usage qu’en fait la police de Memphis, qui a fait baisser sa délinquance de 36%, et en réorganisant le planning des rondes et des interventions, par un ordinateur, selon les plus fortes probabilités de risque de crimes à un instant données. On est plus à l’échelle d’une gare qui étudie des flux de personnes ou d’un magasin qui analyse l’appétence de ses clients pour un paquet de lessive sur une campagne de 1 mois, mais à l’échelle d’une grande ville, où l’on croise simultanément, les historiques d’interpellation, la météo, les voitures volées, etc.., le tout en temps réel.   « That is Big Data »

Résistance Paris Bataclan : FLUCTUAT NEC MERGITUR

AuthorEmmanuel PESENTI

Directeur associé SSILEX